Le Trail du Petit Saint Bernard

Premier weekend d’octobre, les trails en altitude se font plus rare mais il en reste un au calendrier qu’on voulait essayer : le Trail Du Petit Saint Bernard.
Simplicité, authenticité, rusticité et technicité ! Le programme est alléchant !

Avant que la neige recouvre les sommets alpins pour quelques mois, on prend la route direction la Rosière. On part de Lyon le samedi après midi pour profiter du repas de veille de course et dormir en altitude, histoire de “s’acclimater” un peu avant l’épreuve.

La météo annonce des pluies toute la journée du dimanche et une température avoisinant les 2 degré le matin, ça donne le ton !

 

Sur la route en direction de la Rosière, on ne distingue même pas les sommets, les nuages ont l’impression de vouloir rester là pour quelques jours encore…On arrive au Col du Petit Saint Bernard (2188m), dans les nuages l’ambiance est particulière et le bâtiment de l’hospice, construit au 11ème siècle, domine les lieux. Un Saint Bernard nous attend même sur le pas de la porte, on ne pouvait espérer meilleur accueil !

 

L’HOSPICE DU PETIT SAINT BERNARD

On adore l’ambiance de veille de course, on rencontre des coureurs, on échange sur nos précédentes courses, les conseils vestimentaires pour la course du lendemain, etc…

Une fois le repas avalé, c’est sous un ciel étoilé qu’on quitte l’hospice pour rejoindre notre fourgon aménagé et y passer la nuit.
Avant de fermer les yeux, on prépare le matériel obligatoire :
– 1 sifflet
– 1 gourde d’1l d’eau
– un gobelet réutilisable
– barres nutritives
– 1 couverture de survie
– coupe vent imperméable
– téléphone portable
– gants
– bonnet
– un sachet étanche contenant les affaires de rechange suivantes : 1 tee-shirt, 1 collant et une paire de chaussettes.

Le lendemain matin, les lieux se sont transformés, les coureurs du 40km sont arrivés (ceux du 60km partent des Chapieux) et la plupart d’entre eux se réfugie dans l’hospice pour attendre le départ au chaud.

500 COUREURS AU DÉPART DU 40KM

Après la vérification de notre matériel, on entre dans le sas. Le temps est dégagé, la motivation est là ! Quelques mots de la part de Laurent, l’organisateur, et le départ est lancé !

Après quelques centaines de mètres, on passe la frontière italienne, et on rejoint le lac Verney. Le début du parcours est très roulant, on perd 400m de dénivelé sur 8km en direction de La Thuile.

 

KM 8 : On traverse le torrent “Dora di Verney” et les choses sérieuses commencent !
On se dirige vers le Col de Chavannes (2603m), pour une longue ascension (10km) mais récompensée par une vue incroyable ! A noter que l’on emprunte sur cette partie le parcours de la TDS à l’envers.

 

 

Vu le vent qu’il y a la-haut, on ne traine pas trop et on plonge de l’autre côté.

 

 

 

Par endroits c’est les pieds dans la neige que l’ont rejoint le 2ème col de la journée, le Col de la Seigne (2516m).

 

KM 21 : Une fois passés le col, on se dirige vers le refuge des Mottets. La descente est grisante, mais avant d’arriver au refuge, un bénévole nous indique le chemin. Les choses sérieuses commencent à ce moment-là de la course.

 

KM 26 : On entame donc l’ascension du Col de l’Ouillon (2612m), un véritable mur après cette descente ! Bien content d’avoir pris les bâtons avec nous aujourd’hui !

LA LONGUE ASCENSION DU COL DE L’OUILON

 

Arrivés au sommet, on jette un oeil sur ce qu’on vient de réaliser, 600m de D+ en 3km. Pas mal, et la vue avec la mer de nuages vient couronner le tout !

 

KM 29 : À cette étape de la course, on bascule dans le vallon du Versoyen, très sauvage, jusqu’au 2ème ravitaillement au 31ème km. De quoi reprendre des forces avant de s’attaquer à la dernière difficulté de la journée, le Col de Forclaz (2525m). Au début de l’ascension on progresse dans le brouillard, on regarde sa montre pour visualiser le dénivelé avalé.

 

VALLON DU VERSOYEN

DIRECTION LE COL DE FORCLAZ

 

Puis on aperçoit le col, l’ultime point culminant de la course. Une fois le col passé, c’est 4km de single pour rejoindre l’hospice du Petit Saint Bernard et l’arche d’arrivée.

 

Quel bonheur de dérouler sur les derniers kilomètres avec cette vue incroyable !
On terminera cette course en 6H30, avec une furieuse envie de s’inscrire sur le 60km l’année prochaine !

 

En bref, une organisation au top, un parcours ultra sauvage et exigeant, des paysages grandioses et une météo bien plus favorable que prévu ! (et une tartiflette à l’arrivée, que demander de plus… ).

 

N’hésitez plus, inscrivez vous l’année prochaine !

 

Daniel

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